Texte Libre
Adieu, je ne sais pas finalement.
Adieu pour cette vie là en tout cas.
J’espère que là où tu es, il n’y a plus de douleur, plus de métastases, plus de tumeurs, plus de morphine.
Rien que l’absence de douleur.
Et qu’il reste de belles images, de belles plongées, de belles plages des Caraïbes, de beaux enfants.
Et je pense à eux ce soir, ces enfants déjà orphelins de mère biologique une fois, mais qui ont croisés votre route et qui sont devenus vos enfants magnifiques et aimés. Je pense à ton mari seul ce soir.
Myriam, nous avons tous des gens à croiser, des destinés à accomplir, des lumières à diffuser. Certaines personnes sont plus douées que d’autres et accomplissent leur mission plus vite que d’autres. Tu as diffusé tant de lumière. La maladie n’a pas pris ça.
Ce qui est dur, c’est de penser à ceux qui restent car eux n’ont pas terminé leur mission ici.
Ce qui est dur, c’est de penser qu’on n’a pas eu le temps de te connaître comme on aurait aimé.
Ce qui est dur c’est qu’il y a peu de temps, on t’écoutait faire des projets.
Ce qui est dur, c’est de se dire qu’on ne te verra plus jamais.
Jamais je ne sais pas finalement.
Jamais pour cette vie-là en tout cas.
Tu dis que si les élections
Ca changeait vraiment la vie,
Y'a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!
Renaud
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