Publié le 13 Décembre 2010

Il y a quelques temps, nous discutions avec une amie sur la goujaterie de certaines remarques de notre entourage proche (pour ne pas dire maris) quant à notre façon de tenir la maison.

Elle me racontait qu'à midi, après les corvées de la matinée et du repas, et après avoir déposé son fils à l'école, elle avait pris un livre et s'était allongée quelques minutes sur son lit au frais (parce que nous, les Mamans au Foyer, n'avons pas de bureau climatisé). C'est ainsi que son mari l'a vue quand il est reparti travailler.

Après une après-midi d'enfer (allers-retours dans une voiture surchauffée, courses, ménage, réglages des papiers de la maison, encore quelques allers-retours), vers 19h, elle s'est de nouveau allongée quelques minutes, avec le même livre, au frais, le temps que le repas cuise. Et c'est ainsi que son mari l'a vue quand il est rentré.

Vous devinez la suite ?

Le riz était cuit, il a donc appuyé sur le bouton "off" de la gazinière.

Alors du coup, forcément, c'était grâce à lui que le repas était fait et sa femme avait passé toute la journée allongée à lire.

C'est assez comique expliqué comme ça. 

Je crois que c'est une histoire de lorgnette et de point de vue.

 

Ma maison est grande. C'est simple, quand je fais le rez de chaussé, il faut que je recommence arrivée au bout. Alors je ne vous explique même pas pour l'étage, où je mets rarement les pieds.

A la maison, 7j/7, il y a un 4 ans très "vivant" et plein d'imagination et une 9 ans qui s'étale, s'étale, s'étale. Et parfois, entre le matin 7h et le soir 19h, on dirait bien qu'un cyclone est passé par là.

Pourtant...

Pourtant, juste aujourd'hui, un lundi normal, j'ai:

- défait les rideaux intérieurs pour les laver (personne ne s'en rendra compte, ça m'a pris 30 mns pour les décrocher et les raccrocher, + le temps de la lessive). sauf qu'ils ont rétrécis de 10 cm, donc j'aurais bien une petite remarque quand même.

- j'ai déplacé le canapé sous lequel on trouvait des capsules de bouteilles de bière, des feutres, des petites voitures, une chaussette, de la poussière (mais c'est SOUS le canapé, donc personne ne verra que ce n'est plus là).

- j'ai passé balai + aspirateur (ben oui, y'a des trucs tellement gros parterre que ça ne passerait pas de suite dans le tuyau de l'aspi) dans tout le salon (murs compris)

- j'ai lavé le sol (on a entre 3 et 4 chats selon les périodes, donc c'est vitre cracra).

Tout ça, ça fait déjà 3h de prises.

Parce qu'entre temps et en MEME temps, j'ai fait travaillé Morgane sur la divisibilité, j'ai fait faire des fiches de calculs à Ronan, j'ai fait 2 lessives (sans compter celle des rideaux), j'ai trouvé une idée pour le repas, j'ai fait le repas, j'ai reçu un coup de fil de mon grand que j'ai dû aller chercher alors que ce n'était pas prévu, j'ai plié le linge,...

Il n'est que 13h. Et la table de la salle est toujours encombrée.

Le travail invisible est ingrat. Parce qu'il est essentiel mais que personne ne le voit. Parce que quand je vide les placards de la cuisine pour les laver, quand je trie les fringues, les livres, quand je prépare les cours de Morgane, quand j'enlève la poussière sur les piles de dvd... ben tout ça, c'est du travail invisible. Et comme le disait ma copine Ariane, ça ne rentre pas dans le PIB, mais pour le même taff, on paierait 1200 euros par mois quelqu'un pour le faire.

Ce qui se voit est plus important. Mon amie aurait dû bouquiner toute le journée sous sa clim et juste se lever quand son mari était là 

Bon je vous laisse, je dois encore faire un cours de conjugaison à Morgane, mettre encore une lessive à sécher, passer la serpillère dans la cuisine, vider le lave-vaisselle, aider Gauvain à faire ses devoirs, emmener Morgane au judo, trouver une idée pour le repas du soir, aller faire un tour de vélo avec Ronan, remettre pour la centième fois en place les coussins du canapé, ranger la terrasse, lutter contre les moustiques...

Pour le reste, je peux aussi le faire la nuit tiens !

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Rédigé par Kristell et sa tribu

Publié dans #Délires - réflechissements - pensées

Publié le 5 Décembre 2010

Alors Kriss, c'est moi. Et les ateliers de Kriss, c'est quoi ?

Bon, alors déjà, Gé en cause très bien (tu cliques, tu cliques).

Ca se passe à la maison le mercredi, depuis 1 mois maintenant. Les enfants viennent pour s'essayer (et bien souvent réussir) à des techniques diverses de loisirs créatifs. La première semaine, j'avais une petite élèves, c'était mi-novembre. La semaine dernière, j'avais 6 élèves !

L'idée de base est issue de 2 choses.

La première est que de toutes façons, le mercredi a souvent été réservé à la maison à la création (ou patouillage pour Ronan). On s'installe sur la grande table de la terrasse et on peint, colore, coupe, colle, coud, enfile, empile, scotch...

La seconde raison est que quand les copines passaient à la maison et que nous étions en pleine "séance artistique", tout le monde était attiré par la table et il n'était pas rare qu'un enfant demande à participer, prenne un pinceau et se lance.

Donc pourquoi ne pas lier l'utile à l'agréable ?

C'est chose faîte avec Les Ateliers de Kriss. Un site récapitule le programme mois par mois et d'étoffera au fil du temps avec les photos des réalisations des enfants: Ateliersdekriss.over-blog.com

Bonne visite !

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Publié le 30 Novembre 2010

"Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l'échelle de Richter frappe l'ouest d'Haïti et notamment sa capitale : Port-au-Prince. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séïsme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs cadres du gouvernement.

 En octobre 2010, dans des circonstances peu claires, une épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays ; la contamination commence le 22 octobre dans les départements d'Artibonite et du Centre où les cinq premiers cas sont recensés ; la consommation d'eau impropre du fleuve Artibonite en serait à l'origine.

Au 16 novembre, on dénombrait 1 186 morts dues au choléra."

 

Cette année, les militaires français présents sur le territoire de Guadeloupe sont allés à Haïti en mission humanitaire. Une première pour beaucoup. Autant la mission en elle-même que le fait d’aller à Haïti. Et cette fois-ci, c’est un des plus poignant combat. Celui des hommes contre les éléments, celui des hommes contre le diable.

Croyants ou pas, comment ne pas y songer ? Entre cyclones et séïsmes, et maintenant, le choléra qui s’abat, il est difficile de ne pas penser que ce territoire est devenu le terrain de jeu de satan.

Vu d’ici, Haïti, c’est tout prêt. Le choléra tue à nos frontières. Alors oui, c’est loin de Paris tout de même. Et je ne suis pas assez calée en médecine et/ou en politique pour savoir si on peut vraiment faire quelque chose. Mais des gens meurent. Beaucoup. Des enfants…


Ma copine Florence est médecin militaire en Guadeloupe. Je sais que son séjour de 4 semaines à Haïti a laissé des traces. De celles qui changent la vie. Ce sont les photos qu'elle m'a transmises et les commentaires sous les photos sont les siens.

 

 

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Le mât des couleurs de notre camp avec comme arrière plan la cité soleil, un des lieux les plus dangereux de Port au Prince


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L’un des premiers chantiers des sapeurs du 5ème Régiment du Génie, le premier où ont été découvertes des victimes du tremblement de terre : une école qui préparait notamment à l’entrée en faculté de médecine.

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Le déblaiement des rues de Port au Prince : une étroite collaboration entre les sapeurs et les habitants de Port au Prince.

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Le marché de Port au Prince. Ne manquent que les odeurs…

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Pourquoi  la maison de gauche et pas celle de droite ? Un bon exemple de ce que sont les rues de Port au Prince.

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Les marchés dans les rues de la ville. La vie continue…

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Durant notre séjour nous avons tous croisés ces hommes à la force surhumaine.

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L’art naïf haïtien exposé dans les rues.

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La joie des enfants reprenant le chemin de l’école dans leurs si jolis uniformes.

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Parce qu’il faut les montrer : les camps de fortune.

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Photo prise en voiture à la volée, la main sur la hanche, j’adore !

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      Lever de soleil sur la cité soleil depuis notre camp.

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Photo du Champ de Mars prise du haut de la Tour Eiffel locale ! Nous étions les seuls à monter sur cette tour, angoisse du tremblement de terre oblige…

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Cette photo résume ce qui se passait à Port au Prince après le tremblement de terre : des hommes qui démolissaient uniquement à l’aide d’une masse des maisons effondrées pour récupérer le fer avant de reconstruire.

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Cash For Work : programme de création d'emplois confié aux ONG par les responsables de l'ONU et supervisé par les mairies. Ces hommes et femmes en jaune déblayaient à l’aide de balais et de brouettes jour après jour en collaboration notamment avec les militaires français.

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A peine déblayée, l’école est déjà en pleine reconstruction. L’avenir…

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Un morceau de tableau retrouvé dans les décombres d’une école. Tout est dit…

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Le palais présidentiel …ou plutôt ce qu’il en reste.

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 La plus belle à mes yeux. Sans commentaire…

 

       

When the sky falls and the earth quakes
We gonna put this back together
We won’t break
..
We learned from the past
New Orleans was flooded
So we know we just can’t rely on the government

Can’t wait until tomorrow
Haiti, mon amour
Not gonna leave you stranded, alone

 

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Publié le 29 Novembre 2010

Je ne suis pas une télévore, loin de là. 

Et encore moins depuis qu'on habite ici parce que bon... TF1 et ses séries.... ça va un moment.

Ca fait 3 ans 1/2 que je n'ai pas vu Jean-Luc Delarue 

Y'a des avantages aussi. Par exemple, pas de "Plus belle la vie" depuis 3 ans 1/2 non plus 

Il parait que Télématin existe toujours ???

Dingue !

Bon, demain, ce sera de l'histoire ancienne car la TNT arrive enfin en Guadeloupe.

France 2, 
France 3, 
France 4, 
France 5, 
France Ô, 
France 24 
et la chaîne Télé pays, Télé Guadeloupe.

 

Yeahhhh !

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Publié le 29 Novembre 2010

Certaines personnes ont tellement confiance qu'elles testent mes recettes les yeux fermés. Et même si mamy Luc n'aime pas la meringue, elle a fait la tarte au citron sans. 

Je ne pense pas que Cyril ait pris le temps de prendre une photo de son oeuvre, hihihi.

Mais Mamy Luc oui !

Alors ça méritait bien un article ! 

Si vous aussi avez des photos de votre tarte au citron, je la mettrais !

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Publié le 23 Novembre 2010

Alors une fois n'est pas coutume, mais voilà un roman que je n'ai pas terminé. Je crois bien que la dernière fois remonte au lycée.

Je savais que je n'aimais pas la langue espagnole, les sonorités je veux dire (puisque l'ouvrage est en français quand même je vous rassure). Je savais que les noms de lieux longs comme le bras et les prénoms imprononçables allaient me gonfler. Mais bon, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis hein ? Alors j'ai tenté.

 1886. Sarah Bernhardt fait une tournée triomphale au Brésil. Sommet de son voyage, sa rencontre avec l'Empereur, hélas affligé par le vol du Stradivarius qu'il vient d'offrir à sa maîtresse. Pour Sarah, un seul homme est capable de sortir l'Empereur d'embarras : un étrange Anglais dénommé Sherlock Holmes aux yeux duquel tout semble "élémentaire". Répondant à l'appel de son amie, il débarque à Rio de Janeiro, flanqué de son éternel Watson et affublé de sa casquette à carreaux.
Mais la chaleur tropicale, la cuisine épicée, les belles métisses, et le cannabis, qui immanquablement emplit sa pipe, plongent le célèbre détective dans un brouillard plus épais que le fog londonien...

 

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Bon, j'ai un peu honte car je ne l'ai pas encore terminé.

Mais j'ai vraiment hâte de passer à quelque chose d'autre.

Alors je zappe, tant pis pour celui-là.

C'était une sélection d'Ariane, alors ma copine, si tu passes par là, dis-moi ce que tu en as pensé !

 

Petite précision à la lecture des commentaires:

Oui, je me suis trompée entre le portugais et l'espagnol, mais j'ai bien précisé que je parlais des sonorités. Et pour tout dire, je n'aime pas l'italien non plus. Bon, vous allez tout savoir. Je n'aime pas Eros Ramazzoti et Pavaroti, je déteste les chansons italiennes, espagnoles et donc surement portugaises. Les noms espagnols (Pablo, Pedro, Esmeralda..), ça me semble carrément moche. Je ne sais pas si madame Moralès, prof de son état au lycée de La Châtre en 1990 y est pour quelque chose, mais voilà, j'ai un gros apriori. Je n'aime pas les machos ni les bruns ténébreux MAIS... j'adore les pizzas. Hihihi !

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Publié le 18 Novembre 2010

Cette recette est un peu tropicale, puisqu'ici le citron n'est que vert. Mais elle est aussi un peu de là-bas, puisque c'est ma petite belle-soeur qui me la donnée. Et elle, elle est berrichonne (et le citron est jaune par chez elle, enfin, dans les magasins)

Ingrédients:

150g de petit beurre et/ou spéculos
100g de beurre
1 boîte de lait concentré sucré
4 oeufs
150 ml de jus de citron vert
50g de sucre glace


Réalisation:

Réduire en poudre les biscuits et les mélanger avec le beurre fondu

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Mettre la poudre de biscuit dans le fond d'un moule à tarte et bien tasser.
Laisser cuire 10 mns à 180°
Mélanger le lait concentré avec les jauens d'oeufs et le jus de citron
Mettre la crème sur le fond de tarte
Monter les blancs en neige et incorporer le sucre glace au fur et à mesure
Mettre la meringue sur la crème et enfourner 20 mns

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Laisser refroidir 2h au frigo

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Publié le 15 Novembre 2010

Conversation:

"Maman, tu as de grosses cuisses et moi de petites cuisses"

- oui mon chéri, tu as de toutes petites cuisses.

- Maman, tu as un gros ventre et moi, regarde (soulevant son tee-shirt), j'ai un petit ventre.

- oui oui je sais, tu as un petit ventre.

- maman, tu as de grosses joues, et moi de petites joues

-.... (bon, il va continuer à faire l'inventaire de tout ce qui est gros chez moi ce môme ??!!)

- Maman, tu as de gros cheveux et moi ...... heu .... et moi .... des cheveux coupés !

 

Oui mon chéri, mais je te jure que ça repousse, et ta force, elle est dans ton sourire, pas dans tes cheveux, et il est si beau ton sourire

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Je t'aime mon boulet d'amour, je t'aime fort, même quand tu seras ado et que tu auras de nouveau tes cheveux longs.

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